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07/04/2015

L'EDITO DE JEAN PAUL: LE FUTUR SQUARE DE L'AVENUE DU GENERAL DE GAULLE

Un fidèle lecteur, Jean Paul, nous a proposé de commenter régulièrement l'actualité Mézoise par le biais d'Editos plus ou moins régulier. C'est bien sur avec plaisir que nous avons accepté ses contributions. Vous pouvez, vous aussi, si vous le souhaitez, nous faire parvenir vos billets et réflexions.. Elle seront publiées après validation du directeur de publication.

« Hé bé oui… Mèze, vu du ciel, c’est le paradis ! », « vertigineux», « magnifique»! (1)…

Vu du drone Mèze apparaît ainsi petite ville balnéaire où il fait bon vivre, son port, ses plagettes... C'est vrai que notre ville est magnifique…

Vu d’en bas le spectacle n’est plus du tout le même, bonjour les turpitudes et « arrangements » onéreux en tous genres !!!!!

Dans ce premier édito nous nous contenterons d’attirer l’attention des Mézois et de ses chers contribuables sur le fameux « futur square de l’avenue du Général de Gaulle ».

Comme vous avez pu le constater un grand immeuble est en cours de construction pour clients aisés. La majorité municipale, par la voix de son édile, se vante d’avoir pu conserver un espace public ouvert de 453m² (2) que la mairie a acquis (celle-ci se garde bien d’en divulguer le prix) et précise de surcroit qu’il s’agit « d’une excellente nouvelle à la fois pour la qualité des aménagements urbains qui pourront ainsi être réalisés… et pour le contribuable ! » …

Mais de qui se moque-t-on ?

Ce petit lopin de terre évalué par le service des Domaines 60 000 € a fait l’objet d’une « transaction à l’amiable » pour la modique somme de 250 000 € (une bagatelle). (NDLR: 552€ le m2 dont seulement 74 m2 sont constructibles)

Alors, certes, selon la mairie la commune va percevoir du promoteur immobilier un montant de 530 000 € de taxe d’aménagement mais n’aurait il pas été plus logique et oh combien bien plus avantageux de demander au promoteur en question (comme cela se fait la plupart du temps) d’aménager, à ses frais cette parcelle qui, au bout du compte n’a pour seuls intérêts que de valoriser l’immeuble, de servir d’entrée aux résidents de celui-ci et dont l’entretien va être à la charge du contribuable mézois?

Au cas particulier, il y a en face un autre parc bien fleuri, avec des bancs, face au collège et qui n’est guère « fréquenté » que par les potaches avant l’entrée des cours. Celui-ci devrait apparemment être remplacé par un parking de 20 places … il faut en effet bien prévoir des aires de stationnement notamment pour les futurs occupants de l’immeuble Central Park eu égard au nombre très restreint des places de parkings prévues par le promoteur et à leur prix exorbitant.

En particulier, compte tenu de la situation de l’endettement de la commune de Mèze (3), de telles décisions sont scandaleuses.

Nous osons espérer que les Mézois sauront apprécier ce nouveau scandale urbanistique en l’occurrence et, dans un premier temps, oseront interroger sur les réelles raisons pour lesquelles les élus (de l’équipe majoritaire) ont voté unanimement en faveur de ce « projet fumeux». (l’opposition ayant voté contre NDLR).

Bien d’autres informations, décisions et actions plus cocasses encore (pour ne pas dire plus) attendent les lecteurs du Meze_info … mais ce sera l’occasion d’un prochain édito…les sujets ne manquent (malheureusement) pas.

(1) Il s’agit de l’intitulé des « Brèves ça plane sur Mèze » du dernier Mèze votre journal n°41 mars 2015 page 12

(2) La superficie de la parcelle 453 m², en centre ville peut paraître conséquente mais la constitution de cette surface et les troncs de ces vénérables platanes ne laissent, en définitive que très peu d’espace pour les très hypothétiques usagers.

(3) Confère la situation des finances communales pour la ville de Mèze.

evaluation domaines central park.jpg

Commentaires

A la lecture du document des domaines, on peut voir que l'une des parcelles appartient à la famille d'une ancienne adjointe de Fricou et Pietrasanta.
Mais si Mezinfos se sent l'âme d'un Mediapart, il y aurait plus gros à révéler, mais il faudrait fouiller dans les archives des plans d'occupation des sols. Un historique de 1974 à nos jours serait bienvenu.

En effet, le quartier de l'Enclos, à cette époque n'était qu'une immense vigne, classée terre agricole, non constructible.
Prix dérisoire en ces temps, alors que les terrains constructibles alentour étaient déjà à 150F le m2 non viabilisés.
Avec le temps, la ville s'est urbanisée en cercles concentriques et jusqu'au milieu des années 80 l'Enclos était toujours inconstructible. Vue d'avion il y avait un village bien urbanisé avec en son centre une belle grande (très grande, environ 60 000 m2) vigne bucolique…
Et puis par le miracle de la vie cet espace est devenu constructible et le prix est passé de 15 à plus de 500 F le m2, non viabilisé, mais en centre-ville la viabilité n'est pas très loin.
Soit une opération à minimum 30 000 000 F (3 milliards de centimes à l'époque. Ce qui ferait bien 5,5 milliards de centimes aujourd'hui, mais passés à l'Euro, ça ne fait que 8,4 millions de notre monnaie européenne).
Pourquoi ce terrain en plein centre-ville est resté agricole si longtemps ? Si il avait été déclaré constructible en disons, 1976, la taxe foncière n'aurait pas été la même pendant toutes ces années et le propriétaire aurait sans doute été obligé de vendre, mais le prix n'était pas assez haut et le POS a patienté. Mais peut-être devriez-vous chercher à qui appartenait cette jolie vigne. Un indice, dans ce quartier une rue porte le nom du bienfaiteur de sa propre poche. Un ancien élu ? Je ne sais, je n'ai pas les archives.
Bon courage à Jean-Paul Plenel pour découvrir qui a gagné à l'Euromillion de l'Enclos à l'époque.

Écrit par : Henri Friquer | 10/04/2015

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